Vie communale

Fermer Les services de la mairie

Fermer Formalités administratives

Fermer L'équipe municipale

Fermer Information - Communication

Fermer Evénements majeurs

Fermer Arrêtés, règlements et prescriptions

Vie locale

Fermer Informations diverses

Fermer Enfance et Jeunesse

Fermer Espaces publics

Fermer Vie Associative

Fermer Action sociale et solidarité

Fermer Santé

Fermer Commerces & Services - Artisans & Entrepreneurs

Fermer Nature, environnement et qualité de vie

Fermer Transports et déplacements

Fermer Tourisme, loisirs et festivités

Fermer Histoire et légende

Fermer Culte

Nous écrire
Visites

   visiteurs

   visiteur en ligne

Histoire et légende - La légende de Nuâ

LA LÉGENDE DE NUÂ Â

dragon_coloring_sheets_small.jpg

A cette époque, il advint qu’une effroyable tempête bouleversa la mer jusqu’en ses abîmes, des maisons  furent renversées, des arbres déracinés … la mer  franchit  des digues  et s’épandit  bien avant  dans les terres,  portant  la désolation et ravageant  les récoltes.

Quand elle se fut retirée, parmi les vases, les sables… elle laissa un fléau bien terrible : c’était un énorme serpent de la grosseur d’un cheval… sa peau rude et écailleuse était couverte de larges taches d’un gris d’ambre sablé sur fond roussâtre.   « Oncques ne vit plus affreuse bête ! » Elle avait deux pieds crochus armés de griffes aigües, mais surtout avait la queue horrible, terminée par un dard… elle allait et venait, s’agitait avec grande souplesse et agilité… de chaque côté de son corps s’allongeaient deux nageoires, semblables à des ailes de chauve-souris… son cou d’une longueur prodigieuse, terminé par une tête la plus grosse et la plus laide qui ne fut jamais vue… avec de  longues oreilles aussi dures que les cornes d’un taureau sauvage… une gueule béante s’élargissant à volonté et garnie de  six rangées de dents tranchantes… « duquel monstre l’haleine était pestiférée ! » 

Il poussait une espèce de hurlement caverneux exprimant ces trois syllabes : « Nuâ-â-â »  et le répétait quand quelque proie venait à sa rencontre et excitait sa rage sanguinaire… finalement « était le dit serpent un composé des choses les plus vilaines et les plus terrifiantes ».

… Depuis  six  mois  il  ravageait  le  pays,  dévorant  les troupeaux, voire les bergers,  les femmes et les enfants à portée  de  ses  atteintes…

Que l’on se rassure cependant ! C’est dans les pires circonstances que surgit toujours le héros.

  herosabre.jpg

Ainsi la  légende nous apprend que le chevalier Linstang, au péril de sa vie, se porta à l’encontre de l’horrible bête et plongea « si avant sa dague, premièrement ès l’œil du serpent, deuxièmement ès tempe, tiercement ès cœur d’icelui que le dit dragon tomba sur le flanc, jetant cris horrifiques et rendît l’âme.

D’icelle bête occise par son bras, le chevalier coupa la tête et incontinent la porta au seigneur de Caboran, lequel tint sa promesse en accordant la main de sa fille au preux et vaillant jeune homme ». 

  heros.jpg

Tel fut le dénouement heureux d’une aussi sombre histoire, vécue semble-t-il bien avant l’an mil !  Grâce à son riche mariage notre héros fit bâtir un château, sur la pointe du promontoire battu jadis par les eaux de la mer. Cet édifice et ses alentours reçurent le nom de Nuaillé, mot composé de Nuâ-â, en hommage à son fondateur, et de « Aillé » vieux mot celte signifiant humide, entouré d’eau. Ainsi expliquerait-on l’origine du nom de notre village !                     

≈≈≈

D’où viendrait cette légende ? La première publication connue remonte à la date du 24 septembre 1839, jour de sa parution dans l’Echo Rochelais. Son auteur la déclare empruntée à un chroniqueur du 15e siècle de l’abbaye de Maillezais. Il affirme vouloir en conserver le style ancien, usant parfois de mots en vieux français. Probablement relevait-elle plus de sa seule imagination. L’engouement des lecteurs pour le fantastique ou le merveilleux du Moyen-âge que l’on découvrait alors devait, pensait-il, lui en assurer le succès. Peu importe ! Cette légende devint aussitôt très populaire à Nuaillé où les habitants en écoutent encore la lecture et la racontent pendant les veillées. L’un d’entre eux en fait même représenter les principales scènes sur le manteau et le paravent de sa cheminée : peintures naïves que l’on pouvait encore voir il y a cinquante ans dans cette demeure ancienne…

Tout au long des générations qui suivirent les enfants devaient la découvrir grâce à l’école. Depuis l’instituteur de nos arrières grands-parents, M. ROBERT, jusqu’à cette fête de Noël où Madame NEAU en fit donner, par ses élèves, un spectacle sur scène. C’était il y a … 20 ans. 

Alors il est peut-être l’heure d’en raviver encore le souvenir et d’apprendre aux nouveaux enfants que Nuaillé a sa légende, fondée sur cet horrible dragon Nuâ-â…  

≈≈≈

 

 

  • Archives publiées grâce à l’aimable concours de Monsieur Jean-Pierre Pelletier 

 


Date de création : 05/05/2013 . 15:40
Dernière modification : 02/07/2013 . 23:41
Catégorie : Histoire et légende
Page lue 3116 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article


Communiqué(s)

Nous vous rappelons que le rythme de collecte des ordures ménagères sera augmenté à un ramassage par semaine du 9 juillet au 22 août 2018 inclus.

Cette collecte complémentaire se fera le même jour que la collecte habituelle. Les bacs aux couvercles verts sont à sortir la veille chaque semaine et à conserver à l’extérieur jusqu’au ramassage effectif.

 

 

Recherche



Calendrier
Météo
Meteo Nuaillé-d'Aunis
^ Haut ^